Comme un gout d'ailleurs

Liverpool, le port de l’Est, et la Porte sur l’ailleurs. Cité à la vaste histoire, où se mêle la culture, les gens, les traditions et les nouveautés. Ville de mixité, ou chacun peut trouver un peu de chez soi, et en apporter un bout pour forger cette identité. 

Bâtie déjà avant la conquête romaine, utilisée comme forteresse servant de base lors de la conquête du Royaume-Uni par les Anglais, elle s’est développée lors de l’expansion de l’Empire Britannique, avec ses hauts, ses bas, ses cotés sombres parfois, avec un commerce la rendant riche mais parfois amoral. Elle a su avoir son identité propre, et l’assume pleinement.

Mais à Liverpool on ne rencontre pas que des Scousers, loin de là. C’est aussi, et peut-être surtout pour les gens du milieu médical la ville de l’Ecole de Médecine Tropicale (Foto-Cewek), la première au monde! Bâtie au temps de l’expansion de l’empire, sur des airs de médecine coloniale, elle a su se forger à travers le temps une réputation internationale sur la recherche, le traitement, et l’enseignement des pathologies tropicales.

Et nous y voilà, a ce fameux Diplôme de Médecine et d’Hygiène Tropicale! Jeunes et moins jeunes docteurs de tous horizons, nous sommes un peu moins de 80 à suivre ce cours, avec environ une bonne quinzaine de nationalités représentées pour cette édition du printemps 2018.

Au fil des discussions se fait sentir la curiosité, l’envie de découvrir quelque chose d’autre, de nouveau, parfois un peu de déception des systèmes de santé occidentaux, mais surtout l’envie d’aider, d’apporter sa pierre à l’édifice d’allègement de la souffrance humaine à travers le monde.

Alors on apprend, on écoute ces profs venus d’ici ou d’ailleurs, à l’expérience immense, à la passion contagieuse. On s’entraine à manipuler les microscopes, à analyser du caca ou du sang, à comprendre le mécanisme de ses maladies un peu oubliées sous nos latitudes tempérées. On discute des données des dernières recherches, on critique les différents modèles de sante publique. En bref, On se prépare à devenir tropicaliste.

Et on partage beaucoup, nos expériences passées, nos envies, nos espoirs, nos rêves. Chacun a un peu son objectif, et on le respecte. Le DTMH c’est aussi ça, une belle aventure humaine! Alors on apprend à se connaitre, aussi en dehors de l’Ecole, et on rigole bien, car ce n’est pas en restant sérieux et coincé qu’on apprend le mieux.

On aime à se laisser rêver en écoutant les goélands le matin lutter contre le vent du large, à s’imaginer prendre la mer sur un navire, sillonner les mers, découvrir de nouveaux horizons. L’esprit par vagabonder sur les flots, on respire un bon bol d’air marin, on ouvre les yeux et on poursuit son chemin, ou sa lecture…

L’avenir appartient à ceux qui rêvent en grand, et qui se donnent les moyens de les atteindre. Rêvons éveillés, la route est encore longue, mais ô combien fascinante !

Doc Peytro   

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